Dictée 3e corrigée : texte niveau brevet + analyse des pièges
Objectifs pédagogiques
Cette fiche de dictée 3ème est conçue pour s’entraîner dans les conditions du brevet : écouter un texte littéraire, repérer les accords, éviter les homophones et relire méthodiquement sa copie. Elle peut être utilisée en classe, en devoir maison ou en révision autonome.
- Écrire sous la dictée un texte d’environ 800 à 900 signes.
- Identifier les principales difficultés d’orthographe grammaticale.
- Comprendre les accords dans le groupe nominal, le groupe verbal et avec le participe passé.
- S’entraîner à la relecture active avant une évaluation de type brevet.
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Niveau / Pré-requis
Niveau conseillé : classe de 3e, préparation au brevet.
Pré-requis : savoir distinguer les classes grammaticales courantes, connaître les temps simples et composés de l’indicatif, reconnaître un sujet, un verbe, un complément et un adjectif qualificatif.
Source du texte : d’après l’univers de Jules Verne, auteur du domaine public. Le texte proposé est adapté pour un entraînement scolaire au niveau 3e, avec un ton neutre et une difficulté progressive.
Dictée niveau brevet : texte, méthode et entraînement
Audio MP3 de la dictée
Écoutez une première fois le texte en entier, sans écrire. Lancez ensuite la dictée phrase par phrase. Enfin, réécoutez une dernière fois pour relire et corriger.
Version élève à imprimer
Consigne : écrivez le texte dicté en respectant l’orthographe, les accords, la ponctuation et les majuscules. Relisez ensuite votre copie en vérifiant les verbes, les homophones et les accords.
- Première écoute : compréhension générale.
- Deuxième écoute : écriture du texte.
- Troisième écoute : relecture et correction.
Espace de rédaction :
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Version corrigée de la dictée
Quand le train eut dépassé les dernières maisons, la campagne s’ouvrit, vaste et silencieuse. À l’horizon, des nuages gris s’étaient amoncelés, mais le soleil, qui déclinait, jetait encore une lumière douce sur les champs. Les voyageurs, fatigués par la chaleur du jour, ne parlaient guère ; chacun semblait écouter le roulement régulier des roues. Phileas Fogg, lui, demeurait immobile, les yeux fixés sur sa montre. Il savait que quelques minutes perdues, si petites qu’elles parussent, pouvaient compromettre tout le voyage. Pourtant, aucune inquiétude ne se lisait sur son visage. Lorsque Passepartout revint, essoufflé, il annonça qu’un incident avait retardé le départ, puis ajouta que les bagages étaient prêts. Alors Fogg se leva sans hâte et répondit simplement : « Nous partirons dès que la voie sera libre. »
Version commentée avec les pièges signalés
Quand1 le train eut dépassé2 les dernières maisons, la campagne s’ouvrit3, vaste et silencieuse. À4 l’horizon, des nuages gris s’étaient amoncelés5, mais6 le soleil, qui déclinait7, jetait encore une lumière douce sur les champs8. Les voyageurs, fatigués9 par la chaleur du jour, ne parlaient guère10 ; chacun semblait écouter le roulement régulier des roues. Phileas Fogg, lui, demeurait immobile, les yeux fixés11 sur sa montre. Il savait que quelques minutes perdues, si petites qu’elles parussent12, pouvaient13 compromettre tout le voyage. Pourtant, aucune inquiétude ne se lisait sur son visage. Lorsque Passepartout revint, essoufflé, il annonça qu’un incident avait retardé le départ, puis ajouta que les bagages étaient prêts14. Alors Fogg se leva sans hâte et répondit simplement : « Nous partirons dès que la voie sera libre. »
Les 14 difficultés à connaître
| Numéro | Mot ou expression | Difficulté | Explication |
|---|---|---|---|
| 1 | Quand | Homophone | Quand indique le temps. Il ne faut pas le confondre avec quant à, qui signifie « en ce qui concerne ». |
| 2 | eut dépassé | Temps composé | Il s’agit du passé antérieur : auxiliaire avoir au passé simple + participe passé. Le participe dépassé ne s’accorde pas ici, car il n’y a pas de COD placé avant. |
| 3 | s’ouvrit | Passé simple | Le verbe s’ouvrir est au passé simple, 3e personne du singulier. La terminaison est -it. |
| 4 | À | Homophone | À avec accent est une préposition. On ne peut pas le remplacer par avait. Il ne faut donc pas écrire a l’horizon. |
| 5 | s’étaient amoncelés | Accord du participe passé | Avec le verbe pronominal s’amonceler, le participe passé s’accorde avec le sujet des nuages gris, masculin pluriel : amoncelés. |
| 6 | mais | Homophone | Mais exprime une opposition. Il ne faut pas le confondre avec mes, déterminant possessif. |
| 7 | déclinait | Imparfait | Le sujet est le soleil, 3e personne du singulier. À l’imparfait, la terminaison est -ait. |
| 8 | champs | Nom pluriel | Le déterminant les impose le pluriel. On écrit donc champs avec un s. |
| 9 | fatigués | Accord de l’adjectif | L’adjectif fatigués qualifie les voyageurs, masculin pluriel. Il prend donc un s. |
| 10 | guère | Accent et sens | Ne… guère signifie « presque pas ». Le mot prend un accent grave : guère. |
| 11 | fixés | Accord du participe passé employé comme adjectif | Fixés qualifie les yeux, masculin pluriel. On écrit donc fixés. |
| 12 | parussent | Mode verbal | Il s’agit du subjonctif imparfait du verbe paraître. Cette forme est littéraire. La terminaison est -ssent. |
| 13 | pouvaient | Accord sujet-verbe | Le sujet est quelques minutes perdues, pluriel. Le verbe à l’imparfait prend donc -aient. |
| 14 | prêts | Accord de l’adjectif | Prêts qualifie les bagages, masculin pluriel. Attention à ne pas confondre avec près, qui indique la proximité. |
Exercices d’entraînement
- Homophones : complétez avec quand, quant, à, a, mais ou mes.
- Le train arrive ______ la nuit tombe.
- ______ lui, il ne s’inquiète jamais.
- Le voyageur ______ oublié sa montre.
- Il veut partir, ______ la voie est fermée.
- J’ai rangé ______ bagages près de la porte.
- Accords : accordez correctement les mots entre parenthèses.
- Les maisons semblaient déjà (lointain).
- Les roues étaient (usé) par le voyage.
- Les minutes (perdu) pouvaient coûter cher.
- Les voyageurs étaient (silencieux).
- Conjugaison : conjuguez les verbes à l’imparfait.
- Le soleil (décliner) lentement.
- Les voyageurs ne (parler) guère.
- Chacun (sembler) attentif.
- Les bagages (être) prêts.
- Passé simple : conjuguez au passé simple.
- La campagne (s’ouvrir) devant eux.
- Passepartout (revenir) essoufflé.
- Fogg (répondre) simplement.
- Réécriture : mettez la phrase suivante au pluriel :
Le voyageur fatigué demeurait immobile, l’œil fixé sur sa montre. - Dictée à trous : complétez les mots manquants.
Des nuages gris s’__________ amoncelés, ______ le soleil jetait encore une lumière douce sur les ______. Les voyageurs, ______ par la chaleur du jour, ne parlaient ______.
Corrigé
Voir le corrigé des exercices
Exercice 1
- Le train arrive quand la nuit tombe.
- Quant à lui, il ne s’inquiète jamais.
- Le voyageur a oublié sa montre.
- Il veut partir, mais la voie est fermée.
- J’ai rangé mes bagages près de la porte.
Exercice 2
- Les maisons semblaient déjà lointaines.
- Les roues étaient usées par le voyage.
- Les minutes perdues pouvaient coûter cher.
- Les voyageurs étaient silencieux.
Exercice 3
- Le soleil déclinait lentement.
- Les voyageurs ne parlaient guère.
- Chacun semblait attentif.
- Les bagages étaient prêts.
Exercice 4
- La campagne s’ouvrit devant eux.
- Passepartout revint essoufflé.
- Fogg répondit simplement.
Exercice 5
Les voyageurs fatigués demeuraient immobiles, les yeux fixés sur leur montre.
On accepte aussi : sur leurs montres, si chaque voyageur possède une montre.
Exercice 6
Des nuages gris s’étaient amoncelés, mais le soleil jetait encore une lumière douce sur les champs. Les voyageurs, fatigués par la chaleur du jour, ne parlaient guère.
Pour aller plus loin
Pour progresser en dictée, il est utile de construire une routine de relecture en trois étapes.
- Relire les verbes : soulignez chaque verbe conjugué, trouvez son sujet, puis vérifiez la terminaison.
- Relire les accords : encadrez les noms au pluriel et vérifiez les adjectifs ou participes qui les accompagnent.
- Relire les homophones : testez les remplacements : a par avait, son par mon, mais par cependant.
En préparation du brevet, entraînez-vous avec une dictée courte deux fois par semaine. L’objectif n’est pas seulement de mémoriser des mots, mais d’apprendre à justifier chaque choix orthographique. Une bonne copie est souvent une copie relue avec méthode.